Pas­sa­tion de pou­voir à  la direc­tion géné­rale de l’INBP, Ins­ti­tut natio­nal de la bou­lan­ge­rie pâtis­se­rie
Jean-Fran­çois Astier suc­cède à  Gérard Bro­choire

Le 5 octobre 2012, à  l’oc­ca­sion du départ en retraite de Gérard Bro­choire, direc­teur géné­ral de l’INBP durant 30 années, de 1982 à  2012, l’Ins­ti­tut revient sur les grandes étapes de cette fon­da­tion et évoque ses pers­pec­tives d’a­ve­nir.gerard_brochoire.gif

C’est éga­le­ment au cours de cette céré­mo­nie de pas­sa­tion de direc­tion qui aura lieu au siège rouen­nais de l’Ins­ti­tut (5/10/2012 de 11h00 à  15h30) que sera pré­sen­té par Laurent Serre (Pré­sident de l’INBP et Pré­sident adjoint de la Confé­dé­ra­tion Natio­nale de la Bou­lan­ge­rie Pâtis­se­rie Fran­çaise), Jean-Fran­çois Astier, le nou­veau direc­teur géné­ral qui suc­cède à  Gérard Bro­choire.

« Pen­dant 30 ans pas­sés à  la direc­tion de l’INBP, mon objec­tif a tou­jours été d’en faire plus qu’une école, un ins­ti­tut à  la hau­teur de la pro­fes­sion. » explique Gérard Bro­choire qui aujourd’­hui passe la main.

Gérard Bro­choire prend la direc­tion de l’INBP en 1982. Créé en 1974 par la Confé­dé­ra­tion natio­nale de la bou­lan­ge­rie-pâtis­se­rie fran­çaise, ses mis­sions ori­gi­nelles étaient la for­ma­tion des ensei­gnants des CFA nais­sants et plus glo­ba­le­ment la for­ma­tion et la pro­mo­tion pro­fes­sion­nelle des bou­lan­gers pâtis­siers.

Dès 1978, l’INBP avait conçu les for­ma­tions diplô­mantes accé­lé­rées d’a­bord au CAP de bou­lan­ger, puis au CAP de pâtis­sier : une action pion­nière.
Gérard Bro­choire, 60 ans, est né dans une famille de bou­lan­gers (parents, grands-parents, oncle­s¦).

Titu­laire d’un CAP, d’un Bre­vet de maî­trise de bou­lan­ger et aus­si d’un Bac éco­no­mie pré­pa­ré en auto­di­dacte, il se sou­vient de son res­sen­ti, en 1974, alors qu’il sui­vait une for­ma­tion à  l’Ins­ti­tut qui venait juste d’ou­vrir. « Je m’é­tais fait la réflexion à  l’é­poque qu’il n’é­tait pas pos­sible qu’une pro­fes­sion qui comp­tait 35.000 bou­lan­ge­ries ait un si petit centre de for­ma­tion. Vision pré­mo­ni­toire, je ne savais pas à  l’é­poque que j’en devien­drais un jour le direc­teur ».

Aujourd’­hui, l’INBP, avec près de 60 sala­riés et de nom­breux inter­ve­nants pro­fes­sion­nels, est la réfé­rence de la pro­fes­sion.
En 1982, l’INBP comp­tait 5 sala­riés (dont 4 tou­jours en poste). Aujourd’­hui, avec le Lem­pa, le CFA BPF et le Pôle d’in­no­va­tion, l’INBP, c’est près de 60 sala­riés avec une équipe per­ma­nente de 25 for­ma­teurs-cher­cheurs (dont des Meilleurs Ouvriers de France).
C’est un Ins­ti­tut qui forme, informe, conseille, innove et accom­pagne toutes les évo­lu­tions majeures du sec­teur.
Aller au-delà  de la bou­lan­ge­rie-pâtis­se­rie pour ouvrir de nou­velles voies, mais tou­jours en rap­port avec le métier.

« En 30 ans, j’ai vu l’é­mer­gence de nou­veaux pro­fes­sion­nels avec des bou­lan­gers-pâtis­siers qui sont aujourd’­hui des vrais chefs d’en­tre­prise. » pour­suit Gérard Bro­choire. « Il sem­blait évident de les accom­pa­gner dans une meilleure com­pré­hen­sion et appré­hen­sion de l’é­vo­lu­tion de leur metier. »
Les axes fixés par Gérard Bro­choire ont per­mis un déve­lop­pe­ment conti­nu de l’INBP. Pro­ba­ble­ment dû au res­pect de cet adage qui lui est cher : tou­jours dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.

  • Déve­lop­pe­ment per­ma­nent depuis 1974 et évo­lu­tion de l’offre de for­ma­tion par­tout en France en réponse aux besoins du sec­teur : for­ma­tion à  Rouen (35% de l’ac­ti­vi­té), for­ma­tion en France et direc­te­ment dans les entre­prises (65% de l’ac­ti­vi­té).
  • Créa­tion d’un centre de res­sources docu­men­taires en 1988 (aujourd’­hui le 1er du sec­teur) pour pro­té­ger un patri­moine, scru­ter en per­ma­nence le sec­teur et exer­cer une veille, et lan­ce­ment d’une pre­mière publi­ca­tion.
  • Créa­tion du Lem­pa (labo­ra­toire d’es­sais des maté­riels et pro­duits ali­men­taires) en 1995 avec l’embauche d’in­gé­nieurs.
  • Créa­tion du CFA BPF en 1996, qui a per­mis de tou­cher une clien­tèle nou­velle (seul CFA ouvert exclu­si­ve­ment aux bache­liers) et de diver­si­fier les finan­ce­ments.

Avec le CFA BPF (sacré Cham­pion de France des Ecoles en 2010), l’INBP s’est consti­tué un réseau de jeunes à  forts poten­tiels et a aus­si favo­ri­sé l’é­mer­gence des femmes dans la pro­fes­sion.

  • Déve­lop­pe­ment de la capa­ci­té d’ex­per­tise. Aujourd’­hui, l’INBP est l’ex­pert de la pro­fes­sion. C’est une répu­ta­tion qu’il s’est construite au fil des années. La valeur ajou­tée de Gérard Bro­choire, par ailleurs rédac­teur d’ou­vrages pro­fes­sion­nels, a été d’être la bonne inter­face entre les scien­ti­fiques et les bou­lan­gers-pâtis­siers. De plus, il a su consti­tuer, à  ses côtés, une équipe qui oeuvre notam­ment au Pôle d’in­no­va­tion de l’INBP (un label décer­né par le minis­tère du Com­merce et de l’Ar­ti­sa­nat).
  • Déve­lop­pe­ment à  l’in­ter­na­tio­nal (de 1983 au Cana­da, une pre­mière inter­ven­tion, jus­qu’à  aujourd’­hui avec l’ou­ver­ture pro­chaine d’INBP Bra­sil à  Sao Pau­lo), paral­lè­le­ment au déve­lop­pe­ment natio­nal qui reste tou­jours une prio­ri­té comme l’af­firme Laurent Serre, le pré­sident de l’Ins­ti­tut.

Et Gérard Bro­choire de conclure « Savoir et capi­ta­li­sa­tion d’une part, recherche et inno­va­tion d’autre part, sont les deux moteurs qui ont tou­jours fait avan­cer l’INBP. »

Jean-Fran­çois Astier, nou­veau direc­teur géné­ral de l’INBP : un mana­ger géné­ra­liste, qui connait le sec­teur.
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Son par­cours conjugue com­pé­tences en for­ma­tion, social et RH dans un envi­ron­ne­ment natio­nal et inter­na­tio­nal.
Jean-Fran­çois Astier, né en 1965, est ven­déen de souche et le reven­dique « pour moi, c’est avoir les pieds dans la terre, faire preuve de bon sens » dit-il.
Après un Bac éco­no­mie, il pré­pare un BTS action com­mer­ciale, tout en inté­grant le monde du trans­port logis­tique.
Jean-Fran­çois Astier entre ensuite chez Man­po­wer, où il se spé­cia­lise dans les res­sources humaines. Il approche plus par­ti­cu­liè­re­ment la for­ma­tion, à  tra­vers l’a­ni­ma­tion de stages, l’in­gé­nie­rie et la for­ma­tion de for­ma­teurs. Paral­lè­le­ment, il affine sa connais­sance du monde de l’en­tre­prise en pre­nant la direc­tion de l’a­gence Man­po­wer de Bor­deaux.
Sept ans plus tard, il est appe­lé à  la direc­tion de Roch­dis, une bis­cui­te­rie indus­trielle du groupe Sedis.
En 2000, le groupe Hol­der lui confie les res­sources humaines de son réseau (Paul, Ladu­rée, Saint Preux) en France et à  l’in­ter­na­tio­nal.
De 2002 à  2004, il devient direc­teur des res­sources humaines d’In­ter­sport avant d’exer­cer jus­qu’en 2012 comme mana­ger de tran­si­tion pour des mis­sions en RH, social ou de restruc­tu­ra­tion.

Jean-Fran­çois Astier : une can­di­da­ture évi­dente.
« Can­di­da­ter à  l’INBP m’a sem­blé natu­rel. C’est un poste qui me per­met d’ex­pri­mer l’en­semble de mes com­pé­tences en mana­ge­ment, for­ma­tion et ges­tion des res­sources humaines au ser­vice d’un sec­teur d’ac­ti­vi­té de coeur : la bou­lan­ge­rie pâtis­se­rie confi­se­rie. Déjà  ado­les­cent, l’é­té, je fabri­quais des glaces de qua­li­té à  la Tranche-sur-Mer, selon une méthode ancienne et tra­di­tion­nelle, pour une clien­tèle fami­liale fidèle » pré­cise Jean-Fran­çois Astier. « Pour mon plus grand plai­sir, je renoue aujourd’­hui les liens avec l’ar­ti­sa­nat et sou­haite m’y ins­crire dans la durée. »

L’Ins­ti­tut vu par Laurent Serre, Pré­sident de l’INBP et Pré­sident adjoint de la Confé­dé­ra­tion Natio­nale de la Bou­lan­ge­rie Pâtis­se­rie Fran­çaise.

« L’INBP est un acteur majeur de la pro­fes­sion. Pour preuve, une récente enquête auprès d’un échan­tillon de 300 bou­lan­gers, cré­dite l’Ins­ti­tut d’une noto­rié­té spon­ta­née de 65%. Par ailleurs, notre Ins­ti­tut jouit aus­si d’une bonne noto­rié­té et répu­ta­tion en Europe ; pro­ba­ble­ment en 2ème après l’é­cole suisse Riche­mont.
Mais on a sou­vent une vision par­cel­laire de l’Ins­ti­tut. Il nous faut faire connaître plus encore toutes ses facettes.
Pour la pro­fes­sion, l’Ins­ti­tut repré­sente un savoir-faire en termes de for­ma­tion et de connais­sance tech­nique et tech­no­lo­gique du sec­teur qui dépasse lar­ge­ment le pro­duit ; c’est une ingé­nie­rie de for­ma­tion qui va au-delà  de l’ob­jec­tif d’ap­prendre à  exé­cu­ter.
Aujourd’­hui, l’i­dée est de com­prendre et faire com­prendre pour agir, déve­lop­per, influer sur le sec­teur.
Il y a une rela­tion pri­vi­lé­giée entre l’INBP et les pro­fes­sion­nels de la bou­lan­ge­rie-pâtis­se­rie.
L’INBP a lar­ge­ment contri­bué au déve­lop­pe­ment de nou­velles recettes (qui répondent aux évo­lu­tions de com­por­te­ment des consom­ma­teurs), et de nou­velles méthodes et à  l’a­mé­lio­ra­tion du confort des métiers de la bou­lan­ge­rie-pâtis­se­rie. Et puis l’Ins­ti­tut est aus­si un pro­pul­seur de car­rières à  l’in­ter­na­tio­nal.
L’INBP, c’est une aven­ture humaine : un inves­tis­se­ment, un échange, un par­tage. »

Jean-Fran­çois Astier, qui a pris ses fonc­tions offi­ciel­le­ment le 17 sep­tembre 2012, a déjà  défi­ni ses trois pre­miers chan­tiers

  • Le pre­mier vise l’é­lar­gis­se­ment de l’offre de ser­vices ren­dus à  la pro­fes­sion par l’INBP.

Sur un mar­ché en constante évo­lu­tion et de plus en plus ten­du, une offre glo­bale (conseil, assis­tance, accom­pa­gne­ment) sera mise en place pour aider les entre­prises à  conso­li­der, voire déve­lop­per leur acti­vi­té, sur la base d’a­van­tages concur­ren­tiels spé­ci­fiques.

  • Le deuxième concerne l’ac­com­pa­gne­ment des pro­fes­sion­nels dans la fabri­ca­tion de leurs pro­duits.

Une approche mar­ke­ting et com­mer­ciale ser­vi­ra à  ren­for­cer l’offre de for­ma­tion afin de répondre aux besoins spé­ci­fiques des entre­prises de bou­lan­ge­rie-pâtis­se­rie, tout en pre­nant en compte leurs dif­fé­rentes zones de cha­lan­dise.

  • Le troi­sième est tour­né vers l’in­ter­na­tio­nal.

Déjà  en rela­tion avec l’in­ter­na­tio­nal, l’INBP doit pour­suivre un déve­lop­pe­ment rai­son­né, en s’ap­puyant sur des par­te­na­riats publics et pri­vés.

Et Jean-Fran­çois Astier de conclure : « J’é­tais heu­reux de ren­trer à  l’INBP ; aujourd’­hui, après mes pre­miers jours à  l’Ins­ti­tut, je suis enthou­siaste. Je me retrouve plei­ne­ment dans les valeurs de l’Ins­ti­tut, notam­ment l’hu­ma­nisme, car je pense fon­da­men­ta­le­ment qu’on ne peut pas tra­vailler si on ne res­pecte pas l’in­di­vi­du. »

L’INBP sou­haite conser­ver cette vision glo­bale de la pro­fes­sion, cet esprit de pion­nier et de défri­cheur qui s’est sou­vent tra­duit par des approches aty­piques payantes dans de nom­breux domaines.

Pré­sident, ex et nou­veau direc­teurs affichent leur ferme volon­té de tou­jours tirer la pro­fes­sion vers le haut en conju­guant 3 valeurs essen­tielles : l’es­prit de ser­vice, l’ou­ver­ture et le res­pect des per­sonnes.

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